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Bouquiniste En Normandie

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Livres anciens et modernes

St Domingue 3  

 

crocodile

  Indiens de la Floride tuant un crocodile

 


Salons, foires et brocantes

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Samedi 5 juillet 2014

10 h - 18h

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Costumes des habitants de la Baie des Iles

Nouvelle Zélande

 


 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 21:12
Bouquiniste à Honfleur
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Bouquinerie OLVRAT CHRISTINE

Vente et achat de livres anciens et modernes Littérature, illustrés modernes, poésie, essais, histoire, géographie, musique, arts, albums jeunesse, ...

40 rue des lingots 14600 HONFLEUR

10 H - 18 H du mardi au dimanche

15 ans d'expérience dans le métier du livre

Bouquiniste à Honfleur
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 21:07
Grammaire arabe et autres manuels

Disponibles à la Librairie

- Cours élémentaires d'arabe dialectal nord africain, Ecole spéciale miitaire de l'infanterie 1940 - 1941
- Grammaire arabe, tests corrigés, méthode moderne d'arabe Ed Rabat 1952
- Manuel Franco Arabe à l'usage des militaires de l'afrique du nord, (vocabulaire, grammaire, lecture, ...) Ed Jules Carbonel Alger 1941 VENDU
- Recueil de sociologie musulmane à l'usage des candidats au certificat élémentaire d'arabe parlé, commandement supérieur des troupes du Maroc

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 21:00
Plaisir de la musique
Plaisir de la musique

Agréables reliures fantaisies :
- La Musique Contemporaine 1921-46, 1947-53, 1953-57
par Aloys Mooser, Lib. Rouge et Cie, coll Musiciens et leurs oeuvres, 3 volumes
- Plaisir de la Musique par Roland Manuel, Ed du Seuil, coll Eléments de la Musique, 3 volumes
- Concerts Symphoniques par Marcel Sénéchaud, Ed Marguerat, 1947
- Entretiens sur la Musique, Wilhem Furtwaenger, Ed Albin Michel, 1953

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:54
Bouquinerie Olvrat Christine à Honfleur

40 rue des Lingots

14600 HONFLEUR

Vente de livres anciens et modernes

Littérature, histoire, récits de voyage, art, ...

Ouvert du mardi au dimanche

10 h - 18 h

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:41
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence
Charles Maurras et la Provence

Autour de Charles Maurras :
- Marseille en Provence, dessins de Chabaud, Ed Les Tables Claudiennes 1944, ex n°299/1000 sur vélin du marais - 80 e
- L'avenir de l'intelligence, dessins de Maurice Denis, Ed Nouvelle Librairie Nationale 1924, ex n°115/500 sur papier de madagascar 70 e
- L'Etang de Berre, Lib Champion 1920 - 15 e
- De la colère à la justice, reflexions sur un désastre, Ed du milieu du monde 1942 - 10 e
- Mes idées politiques, préf Gaxotte, Ed Albatros 1983 - 15 e
- Anthinea, d'Athènes à Florence, Lib Champion 1920 - 17 e
- Chateaubriand, Michelet, Sainte Beuve, Lib Champion 1912 - 12 e
- Charles Maurras, étude et Choix de Poèmes, Roger Joseph, signé de l'auteur, Ed Ponts et Contreponts 1962 - 20 e
- Les amants de venise, Sand et Musset, Ed Boccard, sans mention de date - 12 e
- La seule France, chronique des jours d'épreuve, Lib Lardanchet 1941, rousseurs sur les plats, 7 e

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:38
Des souris et des hommes, Robert Burns

"Tenir la charrue, était chez Robert Burns une attitude favorite pour ses compositions poétiques et quelques-uns de ses meilleurs vers furent produits pendant qu'il était à ce travail. Il labourait un champ voisin de la ferme, c'était aux labours de novembre. Le soc, en versant la glèbe, disperse un petit tas de feuilles mortes et de paille, un nid de souris. En voyant la bestiole chassée de son refuge, ruinée, s'enfuir sous la bise, sur ce terrain dénudé, une commisération pris Burns. Puis, avec ce vaste horizon attristé autour de lui, il songea à sa propre vie, à peine plus assurée, exposée aussi aux duretés. Il devint pensif et silencieux et quand, la nuit tombée, il ramena son attelage, il rapportait un de ses chefs-d'oeuvre de la poésie anglaise".

Robert Burns "La vie et les oeuvres" par Auguste Angellier

"Mais pauvrette, tu n'es pas la seule

Dont le destin témoigne que la prévoyance peut être vaine;

Les plans les mieux conçus des souris et des hommes

Avortent bien souvent,

Et ne laissent, au lieu de la joie escomptée,

Que peine et que douleur.".

Robert Burns, Poèmes (1759 - 1796) Ecosse

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:36
Le chaud jardin, Comtesse de Noailles

O mon jardin divin, j'écoute tes parfums

Flottants dans l'air doré qu'aucun geste ne fauche :

Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,

A droite les jasmins, et le lilas à gauche.

Sur la pelouse molle où le soir complaisant

Jette ses pâles bras, ton magnolia rose

Est juvénile et beau comme un roi de quinze ans

Qui sait déjà la force et l’orgueil de ses poses.

La sombre giroflée a sa rêveuse odeur

Qui délicatement comme un balcon avance ;

Voici l'acacia penché, dont la langueur

A la lune d'argent chaque nuit se fiance.

Arômes que je sens, que j'entends, que je vois,

Je m'élance, m'arrête, et m'enivre et m'enflamme !

Je souris, je réponds à d'invisibles voix ;

O jeune, jeune Amour, c'est donc ici ton âme !

Bonheur de tous les sens, plaisirs de l’odorat,

Flèches des clairs parfums qui percent un sein tendre,

Qui dilatent la gorge et desserrent les bras,

Et font que tout le corps sur l'amour veut s’étendre...

-Ah ! puisqu'un tel vertige au milieu du jardin

Me rend ce soir pareille à l'hésitante abeille

Qui ne sait quel rosier, quel iris ou quel thym

Plus chaudement l'attend, l'attire et la conseille,

Puisque je puis avoir tant d'âme et tant de feu,

Tant de magicienne et tendre poésie

Qu'on sente s'émouvoir et se parler entre eux

Les pétales des fleurs que mes doigts ont choisies,

Ne viendrez-vous jamais, ô cher bonheur humain

Qui serez aussi beau que mon jardin suave ?

Et ne pourrai-je pas vous prendre dans la main

Pour mieux vous voir, ma Joie ! et pour que je vous boive...

Comtesse de Noailles (1876 - 1933)

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Published by librairieolvratchristine - dans Poésie
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:30
Comtesse de Noailles, Anna de Brancovan
Comtesse de Noailles, Anna de Brancovan
Comtesse de Noailles, Anna de Brancovan

Nouveautés à la librairie aujourd'hui :
Comtesse de Noailles, Anna de Brancovan
- Les Eblouissements, Ed Calmann Levy 1925, ex n°578/1850 sur vélin du marais, 20e
- Poèmes d'Enfance, Ed Les Amis des Cahiers Verts Grasset, 1928, Ex n°1363/3300 sur Alfa, orné de 4 portraits inédits de l'auteur, 15e

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Published by librairieolvratchristine - dans Littérature
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:28
Le rire perdu

O passants, n’auriez-vous pas rencontré mon rire, par hasard ?

Fleur invisible de musique, il s’est esquivé de mon visage tantôt, et je le cherche en mon logis, dans toutes les demeures, au cours des rues, parmi les carrefours, dessus, dessous, à droite, à gauche, en bas, en haut, partout.

Vers où s’est-il enfui ?

Etait-il las du balcon monotone et restreint de mes dents ?

Le désir des aventures ?

À mes lèvres préféra-t-il les lèvres de l’Amante en allée ? ou quelles autres ? Un rire, s’il a des ailes, la bouche alors serait un peu la cage dont voudrait parfois s’émanciper ce rossignol de l’être.

Depuis j’épie la joie éparse : les écoliers roses, les paillasses des tréteaux, les soirs de salaire, les affiches heureuses, les gagnants de gros lots, les sorties de prison, enfin toutes les faces de la gaîté.

Mais, tous ces rires, ce n’est pas le mien.

À moins que mon rusé transfuge n’ait habilement troqué sa sorte contre une autre et déguisé d’une morphe imprévue son escapade, c’est pourquoi je le recherche aussi sous des transpositions bizarres.

En quoi donc put-il , de préférence, se cristalliser ou se volatiliser ?

Serait-il pas devenu :

Cette souris qui trottine menu sur mon tapis de prière ?

Ou ce chardonneret d’en face ?

Ou ce saphir de la dame qui passe ?

Ou le bouton de cuivre de ma porte ?

Ou les yeux du chat dans l’ombre ?

Ou cette tasse vieux Japon à famille rose ?

Ou cette essence de verveine ?

Ou cette joue de jeune fille ?

Ou ce bec allumé du trottoir ?

Ou cette vitrine d’orfèvre ?

Ou ce bouquet de corsage ?

Ou cette devanture d’horloger ?

Ou la lame de cet ouvrier coupant son pain ?

Ou cette cocarde à ce harnais de gala ?

Ou ce clairon de la caserne ?

Ou ce pendant d’oreille ?

Ou ce refrain de chanson ?

Ou cet arpège de mandoline ?

Ou ce bout de sein de nourrice ?

Ou ce bas de jambe retroussée ?

Ou cette octave de piano ?

Ou cette grappe de raisins ?

Ou cette pendeloque de cerises ?

Ou ce miroir ?

Ou cette étoile ?

Mais dites, s’il s’était converti en louis dans ma bourse vide ?

Ah ! Ce cri de marchande de quatre-saisons, si c’était lui ?

Eh ! S’il s’était blotti dans la flûte de ce mendiant des cours ?

Hélas ! Ce n’est toujours pas mon rire que je découvre en ce multiple carnaval des formes ! …

Oh reviens-moi, mon rire, oh reviens-moi ! Vois, je suis laid bien plus que si j’avais perdu toutes mes dents, car, toi loin, c’est la grimace de l’âme, et l’on me fuit pour ma face de pleurs. Reviens, ô mon rire, reviens ! Et si quelqu’un te m’a volé, malheur à ce larron s’il vient à m’apparaître avec toi-même entre les lèvres !

Quelqu’un, que ma pluie m’empêchait de distinguer, me dit :

- " Ton rire, poète, tu l’as toujours. Il ne t’a pas abandonné, seulement il a changé d’allure et s’est réfugié parmi tes larmes. Et c’est au fond la même chose en ce Pays des Peines où la félicité ne fut jamais qu’un deuil porté en rose. Ton rire était une larme travestie, comme ta larme est un rire masqué. Car c’est toujours de la douleur qu’on vit, la joie n’étant qu’une douleur exaspérée jusques à l’hystérie. "

Et je trouvai cela si précieux que je me mis à rire aux larmes.

Saint Pol Roux

La rose et les épines du chemin (1885 - 1900)

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:26
Guéris-le, papa, guéris-le vite !

à Coecillian,

Bruxelles, avenue des Villas, 4 avril 1895

Une petite croix de bois noir sur laquelle lamma-sabacthanise un christ de plomb append au mur de la chambre familiale.

Miroir salutaire où s’amendent, aux heures malignes, mes laideurs morales, ce Jésus nous a de Paris suivis en exil entre le savon et la poudre de riz ; on y tient comme à un brin de patrimoine ; et puis, alors que mon fils cadet Lorédan n’aime encore que son biberon brandi en sein arraché à une amazone qui serait de verre, Coecilian, son frère, de deux ans plus âgé, s’est pris d’amitié pour l’icône qu’il traite en poupée.

Afin de prévenir ses pleurs, à la longue il m’a fallu décrocher le crucifix et le confier à Coecilian, qui le dorlote avec des histoires, le mouche, l’enjuponne de chiffon, l’installe dans sa minuscule charrette de sapin pour un tour au jardin où saigne la groseille et lui demande : « as-tu bobo ? » quand, au détour prompt de l’allée de graviers, le convoi bascule et tombe — hélas, plus de trois fois !

Tout à l’heure un incident tragique.

La chère image, Lian l’a par mégarde laissé choir du rez-de-chaussée aux offices du sous-sol, par la cage de l’escalier.

Je bondis vers les cris puérils.

La croix en deux, le christ décloué et tordu, le joujou sacré gît sur les dalles, en bas, parmi le trop-plein d’eau boueuse repoussée de la buanderie dans le couloir par le balai à serpillière.

— « Petit Zésus bobo ! » brame le désespéré manneke.

Le consoler, comment ?

— « Guéris-le, papa, guéris-le vite ! »

Je descends recueillir l’auguste désastre et m’apprête à le réparer de mon mieux. Approvisionné d’une éponge, de clous de tapissier, d’un marteau, d’un canif, me voici travaillant sous la giboulée de mon fils anxieusement penché sur moi.

D’abord je rétablis le malléable dieu recroquevillé en scarabée foudroyé, j’étire les bras et les jambes, je repenche la tête historiquement, puis je lave le divin visage et, comme la plaie du flanc est gavée de boue, j’ôte la menue motte avec la pointe du canif.

Maintenant je cloue.

— « Tloue bien, papa, tloue bien ! »

Le moindre jappement du marteau provoque un hoquet d’allégresse dans la gorge de Lian qui me passe, un à un, les clous légendaires.

Là, vraiment, j’applique à recrucifier le Sauveur une maîtrise dont je m’ignorais capable, aussi bien présumé-je une telle science innée à l’homme et ne suis-je pas éloigné d’accorder à chacun le talent de savoir, à ses heures et sans apprentissage, « tourmenter le divin », puisque moi-même, poète inhabile, je me découvre inopinément des doigts dont on dit qu’ils sont de fée. Les paumes nazaréennes sont reclouées mieux que dans le temps ; quant aux pieds réunis, le travail est à ce point parfait qu’on croirait y être et que cela tire à mon naïf complice des fusées d’admiration. En outre je crois bien — hallucination ? — que, à chaque coup, là-haut soupirait la Mère aux Sept Douleurs.

Oh ! le spectacle fut aussi complet qu’au Calvaire ! Nul détail omis, pas même les jurons jaillis de la fatigue — est-il en effet rien de plus pénible que les besognes délicates, disons de réduction ? — et certes j’ai blasphémé comme un centurion de César.

L’atavisme enchaîne la vie et, sans doute, les hommes, eûmes-nous chacun quelque ascendant au Golgotha.

On a ça dans le sang.

Ne crucifie-t-on pas la Beauté tous les jours ?

Et l’éternel enfant Humanité s’amuse à ces drames énormes.

Saint Pol Roux - Crucifiement

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