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Bouquiniste En Normandie

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Livres anciens et modernes

St Domingue 3  

 

crocodile

  Indiens de la Floride tuant un crocodile

 


Salons, foires et brocantes

Salon des métiers du livre, grenier à Sel HONFLEUR

Samedi 5 juillet 2014

10 h - 18h

A découvrir

costumes Nouvelle Zélande 

Costumes des habitants de la Baie des Iles

Nouvelle Zélande

 


 

costumes des habitants de Floride

  Costumes des principaux habitants de la Floride


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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:24
Jésus est un beau gosse...

V. Faure Durif, poèmes, Des épines et des Roses.
Après la Crèche

 

 

Retour de Bethléem le bon roi Melchior
Buvant son "Nescafé" dans une tasse en or
Pensait à l'étrange voyage.

- "Ce petit, tout de même, est'il Dieu ? L'est-il pas ?
Balthasar dit que oui, mais Gaspard dit que non,
Ne pas le savoir ça m'embête."
Il se pinçait le coeur, il se grattait la tête.

- "Je m'en vais consulter, dit-il, mon vieux chameau
Qui de la Vérité a toujours la bosse.
"Ami, que penses-tu, de ce joli gosse ?"

Le chameau remua la queue et fit le beau,
Et puis ferma les yeux sous ses lourdes paupières
Comme s'il essayait de faire une prière
Et tout d'un coup il répondit : 
- "Moi, je crois que ce tout petit
Etait autre chose qu'un homme.
- Tu dis ça, mais pourquoi ?
- Parce qu'il a souri.
A l'encens, à la myrrhe, et puis fermé les yeux
Quand tu lui as offert le métal précieux
Dont le nom rime avec le tien.
ça , ce n'est pas un geste d'homme."
Et le bon Melchior dit au chameau : "Mon vieux
Tu m'ouvres l'horizon qu'il faut que j'examine."

Et le bon Melchior, le lendemain matin
Fit sur le grand chameau charger toutes ses caisses
Alla dans les taudis, sur les places, partout
Jusqu'à ce que le jour baisse.
Et depuis ce jour-là les pauvres n'ont plus faim
Même lorsque la vie est chère
Et Melchior se sent l'âme toute légère.

Il n'a gardé que vingt écus
Pour en faire un collier à l'excellente bête.
Et depuis ce jour-là il reste convaincu
Que l'enfant est bien Dieu ; il n'interroge plus
Personne et ne se gratte plus la tête.

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Published by librairieolvratchristine - dans Littérature mystique
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:14
Autour de François Mauriac

“Presque tous les récits inventés par les littérateurs sont l’histoire de la solitude humaine. Elle est au fond de tous les drames et surtout de ceux de l’amour. Mais à l’homme attentif au secret de la Grâce dans le monde, ce qui se révèle au contraire, c’est un univers indivisible d’interférences et d’échanges, un univers sans solitude où le péché même crée des liens entre les destinées. Dans toute vie où Dieu a pénétré, il n’existe plus de rencontres indifférentes”.

Le Fils de l’homme 1948

Nombreux ouvrages disponibles à la Librairie :

- Du côté de chez Proust, essai La Table Ronde 1947

- Mémoires intérieurs, essai Flammarion 1959

- Galigaï, roman Flammarion 1952

- La Pierre d’achoppement, essai Ed. du Rocher 1951

- Le Sagouin, roman, Plon 1951

- Les Chemins de la Mer, roman, Grasset 1939

- Le Jeudi Saint, essai Coll Belles Fêtes 1931

- La fin de la nuit, roman Grasset 1935

- Plongées, roman Grasset 1938

- Le Fleuve de feu, roman Grasset 1951

- Le noeud de vipères, roman Grasset 1934

- Pèlerins, récit 1932 (Lourdes, Lisieux, ...)

- Petits essais de psychologie religieuse l’Artisan du Livre 1933

- Vie de Jésus, essai Flammarion Coll Histoire 1936

- La vie et la mort d’un poète (André Lafon) Lib Bloud et Gay 1924

- La Chair et le Sang, roman Ed Frères 1920

- Les Mains jointes, poésie Bibliothèque du temps présent 1910

- Commencement d’une vie , récit Grasset 1932

- Les anges noirs, roman Grasset 1936

- Souffrances et bonheur du chrétien, essai Grasset 1931

- Destins, roman Les Cahiers Verts 1928

à partir de 7 euros...

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Published by librairieolvratchristine - dans Littérature mystique
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:53
Ma petite brebis toute blanche

Entre le 29 août et le mardi de Pâques 1890, Léon Bloy adresse à sa fiançée quarante-deux lettres. Il plaide son cas, se dépeint, se dénude, invoque Dieu, le Saint-Esprit, la Vierge Marie pour obtenir la main de Jeanne Molbech, une Danoise protestante qui a treize-ans de moins que lui. Avant de se retrouver devant l'autel, un détour par les fonts baptismaux s'impose. Bloy n'aura pas à mener une guerre d'usure, conquête et conversion iront de pair, la jeune femme a succombé aussitôt.

Préface de Max Genève - Léon Bloy, lettres à sa fiançée Ed. le Castor Astral

Lettre du 5 octobre 1889

Ma Jeanne bien Aimée, mon très cher amour,

Voilà deux lettres de toi qui sont venues, cette semaine, me consoler dans mon désert et je suis honteux d'y répondre seulement aujourd'hui. Se pourrait-il que ton amour fût plus grand que le mien ? Je ne sais pas, mais il est certain que je suis parfaitement aimé et cette pensée me remplit d'une parfaite et merveilleuse douceur.

Mon Dieu ! combien cette chose qui nous arrive est admirable ! Tu m'as écrit, mon adorée, qu'il se passe en toi des miracles. Je le savais et je le voyais, car j'ai l'habitude ancienne de ces choses. J'ai déjà vu de si admirables effets de la grâce ! Tu souffrais, pauvre chère âme, de n'avoir pas Dieu, et tu le cherchais de toutes tes forces. C'est pourquoi Il t'a donné un "coeur nouveau", ce sublime Seigneur qui ne résiste pas à l'amour. C'est que tu ne pouvais pas aller à lui sans passer auparavant par un grand sentiment humain qui te transformât tout entière, en te faisant humble et candide comme doivent être les petits enfants, capables enfin de comprendre et de désirer le sacrifice. Cela, vois-tu, ma bien-aimée, c'est la seule chose divine en ce monde. Le reste n'est qu'ordure ou poussière et les êtres humains ne valent qu'en raison de leur capacité de souffrir volontairement.

Ta dernière lettre me montre que tu est déjà arrivée à ce point et j'en ai été touché jusqu'aux larmes à cause de la magnificence visible des opérations de Dieu dans ton âme. Plus tard tu comprendras mieux ce qui se passe et tu seras ravie jusqu'à l'extase de la foudroyante rapidité d'élue et de prédestinée avec laquelle l'Esprit Saint te pousse dans ses voies surnaturelles.

Désormais, ne t'étonne plus de rien. Je t'affirme que tu dois t'attendre à tout. Tu ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas qui tu aimes et surtout tu ne sais pas ce que le Seigneur va te demander.Tu ne sais pas "le don de Dieu". Il faut, ma douce amoureuse, que tu te prépares d'un coeur très simple à recevoir la lumière qui ne te sera pas mesurée parce que Celui qui la donne est exempt de parcimonie. Tu vas entrer dans un monde nouveau pour toi. Ne t'étonne de rien et ne tremble pas, mon amour ; d'ailleurs pourquoi craindrais-tu ? Si tu es docile à la grâce, je t'annonce avec certitude, des joies si profondes, si parfaites, si pures, si lumineuses que tu croiras en mourir. Et cela viendra tout de suite, je le sais par expérience, aussitôt que tu auras renoncé à toi-même pour adhérer uniquement à la volonté de Dieu. Que ce Dieu est admirable et qu'il est bon de m'avoir choisi pour être l'instrument de son oeuvre en toi.

Je t'ai déjà dit, ma Jeanne chérie, que ta rencontre avait été bienfaisante pour moi. Comment pourrais-je m'exprimer pour te faire voir clairement à quel point je suis consolé et réconforté par toi ? Lorsque nous nous sommes connus, mon ange de paix, j'étais au bord des abîmes. Accablé de chagrin et de désespoir, je me sentais mourir et j'acceptais lâchement qu'il en fût ainsi.

Je savais pourtant qu'il n'était pas dans ma destinée de périr de cette façon, que j'avais à remplir une mission certaine ; je ne pouvais oublier les signes divins pour lesquels autrefois, je fus averti des intentions inouïes de la Providence. N'importe, j'étais si las, si mortellement découragé d'avoir tant souffert, tant prié, tant pleuré, tant donné ma vie pour mes frères, sans jamais voir l'aurore de ma délivrance ! Et des ténèbres terribles s'amoncelaient sur moi. Et c'étaient des tentations infernales impossibles à raconter, comme si j'avais été sur le point de devenir un démon. Presque aussitôt, je fus apaisé, fortifié, quand tu devins ma très douce amie. Sans doute les ténèbres n'ont pas encore été dissipées et il s'en faut que j'aie cessé de souffrir. Mais je sens très bien que je vais au devant de la lumière, et c'est à cause de toi, par toi seule, mon cher coeur, que Dieu a voulu que ce grand miracle de résurrection s'opérât. Et maintenant est-il possible de croire que ce prodige d'amour puisse demeurer inachevé ? Je suis revenu à l'espérance, à la grande espérance d'autrefois, j'ai retrouvé l'esprit de prière et je vais reprendre les saintes pratiques depuis longtemps abandonnées. Je crois entrevoir déjà certaines clartés que je croyais à jamais perdues. Mais en même temps, il est bien sûr que je ne saurais me passer de toi, et que je ne puis rien sans toi. Il me faut absolument une compagne de tous les jours et de toutes les heures, et tu es la seule entre toute les créatures qui puisse être cette compagne. Les difficultés paraissent infinies, qu'importe, si, comme je le crois, c'est la volonté de Dieu que notre mariage s'accomplisse ?

Ah! que je suis impatient de cet heureux jour ! et combien je souffre de ne pouvoir en aucune façon, le calculer !

J'ai une joie extrême à te voir le dimanche, parce que ce jour-là tu es vraiment bien à moi, ma chérie. Mais que la semaine est longue et triste ! Tu m'es si nécessaire et ma tendresse pour toi est si profonde !

Tu m'écris que tu pries Notre Seigneur qu'il t'envoie des souffrances pour que je sois heureux. Mais, ma bien-aimée, ma consolatrice bénie, comment cela se pourrait-il ?

Quel bonheur pourrais-je avoir si je te voyais souffrir ? Assurément, Celui qui nous a créés si manifestement l'un pour l'autre saura très bien nous unir le plus simplement du monde et par des moyens admirables que nous ne pouvons même pas concevoir. Les souffrances viendront plus tard, c'est bien possible, et je ne serais même pas très étonné que ma vie dût s'achever dans d'effroyables tourments, mais il est nécessaire qu'auparavant la paix me soit accordée pour que je puisse me préparer à ce que je crois être certain d'accomplir un jour.

- Mon adorable Sauveur Jésus, qui êtes crucifié par moi, pour moi, en moi, depuis deux mille ans et qui attendez vous-même votre délivrance, en saignant sur nous, du haut de cette Croix terrible qui est l'image et la ressemblance infiniment mystérieuse de votre Esprit dévorant, - je vous supplie de regarder mon effroyable misère et d'avoir tout à fait pitié de moi. Considérez, mon doux Redempteur, que j'ai eu pitié de vous, moi aussi, que vos souffrances m'ont bien souvent déchiré le coeur et que j'ai pleuré nuit et jour des larmes sans nombre en me souvenant de votre agonie. Ne m'avez-vous pas vu des années entières à vos pieds sacrés, pénétré d'amour et de compassion et me détournant avec horreur des joies de la vie pour sangloter avec votre Mère et la foule de vos chers martyrs qui ne rougissaient pas de m'accepter pour leur compagon ? Vous ne pouvez avoir oublié, non plus, que par respect pour vos adorables plaies, j'ai rarement négligé de souffrir pour les malheureux et que j'en ai tiré quelques-uns du fond des gouffres pour les amener fraternellement en votre présence.

Néanmoins, vous avez beaucoup exigé de moi, vous m'avez accablé d'un très lourd fardeau et vous avez voulu que j'endurasse des peines si grandes que vous seul, mon Dieu, pouvez les connaître. Lorsque j'ai voulu, dans ces derniers temps, ne plus espérer en vous, m'éloigner de vous à jamais, vous m'avez envoyé, dans votre miséricorde, cette douce créature qui vous aime, qui vous cherche depuis tant de jours et que vous avez enfin poussée dans mes bras. Mon divin Maître supplicié, vous ne pouvez être le bourreau des pauvres âmes pour qui vous agonisez. Je vous en supplie, par le nom sacré de Joseph, par le coeur percé de votre Mère, et par les ossements glorifiés de tous vos saints, ayez pitié de ma bien-aimée Jeanne et de moi. Comblez-nous de votre grâce et unissez-nous pour vous servir à jamais.

Viens, ma chérie, ma fiançée, ma Jeanne infiniment aimée, viens demain dimanche et s'il se peut, fais-moi l'aumône de ta journée toute entière.

Je te serre dans mes bras.

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 19:39
Le porche du mystère de la deuxième vertu

Une couronne a été faite une fois : c'était une couronne d'épines.

Et le front et la tête ont saigné sous cette couronne de dérision.

Et le sang perlait par gouttes et le sang s'est collé dans les cheveux.

Mais une couronne a aussi était faite, une mystérieuse couronne.

Une couronne, un couronnement éternel.

Toute faite, mon enfant, toute faite de souples rameaux sans épines.

De rameaux bourgeonneux, de rameaux de fin de mars.

De rameaux d'avril et de mai.

De rameaux flexibles et qui se tressent bien en couronne.

Sans une épine.

Bien obéissants, bien conduits sous le doigt.

Une couronne a été faite de bourgeons et de boutons.

De bourgeons de fleurs comme un beau pommier, de bourgeons de feuilles, de bourgeons de branches.

De bourgeons de rameaux.

De boutons de fleurs pour les fleurs et pour les fruits.

Toute bourgeonnante, toute boutonnante une couronne a été faite.

Mystérieuse.

Toute éternelle, toute en avance, toute gonflée de sève.

Toute embaumée, toute fraiche aux tempes, toute tendre et embaumante.

Toute faite pour aujourd'hui, pour en avant, pour demain.

Pour éternellement, pour après-demain.

Toute faite de pointes menues, de pointes tendres, de commencements de pointes.

Feuillues, fleuries d'avance,

Qui sont , les pointes des bourgeons, tendres, fraîches,

Et qui ont l'odeur et qui ont le goût de la feuille et de la fleur.

Le goût de la pousse, le goût de la terre.

Le goût de l'arbre.

Et par avance le goût de fruit.

D'automne.

Pour calmer le pauvre front battant de fièvre, chargé de fièvre, ...

Charles Péguy

Le porche du mystère de la deuxième vertu

Bibliothèque de la Pléiade 1948

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 20:10

Chateaubriantla réponse du seigneur

Laissons de côté l'affection de Chateaubriant pour l'Allemagne nazie et ses promesses de l'ordre rétabli, et découvrons ce superbe roman.

"Quand une lecture vous élève l'esprit et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre régle pour juger de l'ouvrage : il est bon et fait de main d'ouvrier" - La Bruyère

 

La réponse du Seigneur - Grasset 1933

Extrait

 

- Il y a quelque temps, poursuivit-il, m'est tombé entre les mains l'illustration coloriée du plus dramatique des faits divers : le sauvetage d'une troupe de mineurs restés pendant des jours abîmés sous un éboulement. Ces hommes étaient représentés au moment où on les sortaient de la fosse, hâves, épuisés, squelettiques ; et il y avait écrit dessous ces mots : "les emmurés vivants".

Les emmurés vivants ! expression bien tragique, n'est-ce pas ! Mais combien plus tragique encore, quand on songe au nombre incalculable de tous ces malheureux auxquels elle s'applique surtout, à tous ceux-là qui sont enfouis dans les galeries encore plus souterraines de la chair et du sang...ensevelis tout vivants dans l'air confiné et empuanti de leur vieille conscience...qui sont là secouant la tête quand on leur parle de leur délivrance, et demandant s'il existe dans la vie une porte de sortie qui ne soit pas la mort !

Combien plus déplorable leur sort, à ces emmurés de la chair...qui n'auraient, eux, pour s'évader de leur géhenne, qu'une clé à saisir sur leur poitrine, cette petite clé d'or magique dont vous parliez tout à l'heure, et  qui s'appelle ...Savez-vous comment, mon enfant ? ...savez-vous comment s'appelle cette clé d'or ?

- Non monsieur, lui répondis-je, surpris de l'expression illuminée qu'il me montrait à cette minute.

- La Prière ! dit-il, comme s'il prononçait le nom de quelque chose dont personne n'avait jamais ouï parler.

- Ah ! cela vous étonne ! Et bien, moi je vous dis que la prière est la première de toutes les fonctions de l'homme...Que ni les empires, ni l'argent, ni aucune démonstration de puissance, ni les guerres, ni les intérêts des familles, ni les intérêts des nations, que rien de tout cela ne pèse un iota dans la balance, vous entendez ? à côté de la grande question qui se pose pour chacun de nous : que penses-tu de la prière, ... que fais-tu dans ta vie de la prière ?

- Ah ! vous croyez encore que j'exagère !...

Depuis le temps, n'est-ce pas, qu'il y a des hommes qui se mettent à genoux et qui se relèvent les mêmes !...On interroge la création pour savoir s'il existe bien vraiment parmi les phénomènes de la nature, quelque apparence justifiant cette croyance en la réussite de cette élévation vers Dieu, et l'on se dit : "Peuh ! l'Univers ne nous apprend rien de tout cela!...La nature est muette!...le Seigneur ne répond pas!...en êtes-vous bien sûrs!...

Et si ce silence du Seigneur n'était qu'un aspect tragique de notre propre surdité ?

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:27

Histoire de Mouchette - La tention du désespoir


Parfois lorsque l'âme même fléchit dans son enveloppe de chair, le plus vil souhaite le miracle et, s'il ne sait prier, d'instinct au moins, comme une bouche à l'air respirable, s'ouvre à Dieu. Mais c'est en vain que la misérable fille userait, à résoudre l'énigme qu'elle se propose, ce qui lui reste de vie. Comment s'élèverait-elle par ses propres forces à la hauteur où l'a portée tout à coup l'homme de Dieu, et d'où elle est présentement retombée ? De la lumière qui l'a percée de part en part - pauvre petit animal obscur - il ne reste que sa douleur inconnue, dont elle mourrait sans la comprendre. Elle se débat, l'arme éblouissante en plein coeur, et la main qui l'a poussée ne connait pas sa cruauté. Pour la divine miséricorde, elle l'ignore et ne saurait même pas l'imaginer...Que d'autres se débattent ainsi, vainement serrés sur la poitrine de l'ange dont ils ont entrevu, puis oublié la face! Les hommes regardent curieusement s'agiter tel d'entre eux marqué de ce signe, et s'étonnent de le voir tour à tour frénétique dans la recherche du plaisir, désespéré dans sa possession, promenant sur toutes chose un regard avide et dur, où le reflet même de ce qu'il désire s'est effacé!


"Sous le soleil de satan"  Georges Bernanos, Plon 1926


bernanos

 

Satan existe, et il existe en chacun de nous : Bernanos n'a pas de plus violente certitude. Ce n'est pas un hasard si son premier livre s'appelle

"Sous le soleil de satan" et si, par une hardiesse qui a un précédent mémorable dans celle de Dostoïevsky, il nous y présente l'ange déchu comme un être de chair et de sang, non point sous les traits du gentleman correct et un peu minable qui apparaît à Ivan Karamazov, mais sous l'aspect du maquignon douteux qui aborde l'abbé Donissan sur la route ténébreuse.

Devant le prêtre incrédule et fasciné qui l'écoute, c'est cette présence de satan que proclame le Saint des Lumbres, dans le magnifique monologue qui précède la scène du miracle manqué : "Ah ! longtemps, je n'ai pas compris : je ne voyais que des égarés, que Dieu ramasse en passant. Mais il y a quelque chose entre Dieu et l'homme, et non pas un personnage secondaire..."


Source :Georges Bernanos par Gaëtan Picon, Ed Marin 1948

 

aquarelle Guerrier

 

aquarelle de Guerrier

Editions Bonnet



Germaine Malorthy (Mouchette) à seize ans.Elle révèle à ses parents qu'elle est enceinte. Son père va demander réparation au marquis de Cadignan, qu'il soupçonne d'avoir séduit sa fille. Mais il n'en obtient rien et retourne sa colère contre Mouchette. Celle-ci s'enfuit, va trouver Cadignan et se heurte aussi a son incompréhension. Désespérée, elle le tue, se donne au docteur Gallet, qui refuse de la faire avorter. Elle lui avoue son crime, sombre dans une crise de démence, est emmenée dans un asile d'où elle reviendra "guérie" après une fausse couche.


Mouchette, assoiffée d'idéal pourrait-elle rencontrer sur sa route une autre lumière que celle de lucifer ?

Menteuse, mythomane, perverse, elle trouvera dans l'érotisme, le péché, l'autodestruction enfin, les seules armes qui lui permettent de braver les adultes et d'affirmer sa liberté ; elle appelle satan par un don innocent d'elle-même ; elle attire le mal par amour pour celui qu'elle ignore : Dieu.


 

Sur la route, l'abbé Donissan, futur Saint des Lumbres s'égare et, rencontrant un étrange maquignon, se trouve face à face avec lui-même - ou la diable. C'est alors que errant dans la nuit du côté du château de Cadignan, Mouchette surgit devant lui. Il lit en son âme le combat que satan livre à l'esprit du Bien. Lorsqu'on apprend que Mouchette vient de se suicider mais que, moribonde, elle a trouvé la foi, l'abbé Donissan l'enlève et la porte, en dépit du scandale, sur les marches de l'église.


Source : Grandes oeuvres littéraires françaises JP de Beaumarchais et D Couty Larousse



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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:20

huysmans2l'oblat

 

Huysmans commença la rédaction de son dernier roman le 5 décembre 1901, peu après son installation chez les Bénédictins de la rue Monsieur.

A ce moment, le projet de roman liturgique est définitivement intégré dans celui, plus large, de l'Oblat, qui reste en effet fidèle à sa première inspiration. "Il ne faut pas, écrit Baldick, chercher le message profond de l'Oblat dans son contenu polèmique ou liturgique, mais dans les passages traitant de ce qui représentait pour Huysmans le problème central de l'existence humaine, c'est à dire la question de la souffrance (...) Désireux avant tout de faire passer ce message à ses lecteurs, tout en leur enseignant la liturgie, Huysmans ne se préoccupa guère de la forme de son roman. Tout au plus donna-t-il à l'Oblat une mince intrigue, alors que son précédent roman en était totalement dépourvu...

Cahiers de l'Herne Huysmans  - Philippe Lauvaux

 


 

L'Oblat - J. K. Huysmans - 1903 Stock Editeurs, extrait :


La chaleur avait été, pendant cette journée, accablante. Après le Salut, précédé de la procession solennelle instituée par Louis XIII en souvenir de la consécration de son royaume à la Madone, Durtal, de retour chez lui, s'était assis à l'ombre du grand cèdre, dans le jardin.


Là, il réfléchissait à cette festivité qui était pour lui la fête de la Libération, de l'Anodynie, la fête par excellence de Notre-Dame ; elle l'incitait à envisager la Mère sous un aspect spécial, car elle remettait en avant, à propos d'Elle, le terrible problème de la Douleur.


N'avait-elle pas, en effet, joué un rôle étrange - immense à la fois et limité dans la vie de la Vierge ?


Pour essayer de comprendre la raison d'être de cette effroyable Bienfaitrice, de cette salutaire Euménide, il fallait remonter aux premiers âges du monde, entrer dans cet Eden où dès qu'Adam eut connu le péché, la Douleur surgit. Elle fut la première née de l'oeuvre de l'homme et elle le poursuivit depuis lors sur la terre, par delà le tombeau, jusqu'au seuil même du Paradis.


Elle fut la fille expiatrice de la Désobéissance, celle que le baptême qui efface la faute originelle, n'arrêta pas. Elle ajouta à l'eau du Sacrement l'eau des larmes ; elle nettoya les âmes, autant qu'elle le put, avec les deux substances empruntées au corps même de l'homme, l'eau et le sang.


Odieuse à tous et détestée, elle martyrisa les générations qui se succèdèrent ; de père en fils, l'antiquité se repassa la haine et la peur de cette Préposée aux oeuvres divines, de cette Tortionnaire, incompréhensible pour le Paganisme qui en fit une déesse mauvaise, que les prières et les présents n'apaisaient pas.


Elle marcha sous le poids de la malédiction de l'humanité pendant des siècles ; lasse de ne suggérer, dans sa besogne réparatrice, que des colères et des huées, elle attendit, elle aussi, avec impatience la venue du Messie qui devait la rédimer de son abominable renom et détruire ce stigmate exécré qu'elle portait sur elle.


Elle l'attendait comme le Rédempteur et aussi comme le fiancé qui lui était destiné depuis la chute et elle réservait pour Lui ses furies de ménade amoureuse, jusqu'alors réprimées, car elle ne pouvait distribuer depuis qu'elle remplissait sa mission de goule sainte et triste, que des tortures presque tolérables ; elle rapetissait ses désolantes caresses à la taille des gens ; elle ne se livrait pas, toute entière, à ces désespérés, qui la sentaient rôder dans les alentours, sans trop s'approcher d'eux.


Elle ne fut vraiement l'amante magnifique qu'avec l'Homme-Dieu. Sa capacité de souffrances dépassait ce qu'elle avait connu. Elle rampa vers Lui, en cette nuit effrayante où, seul, abandonné dans une grotte, il assumait les péchés du monde, et elle s'exhaussa, dès qu'elle l'eut enlacé et devint grandiose. Elle était si terrible qu'Il défaillit à son contact ; son agonie ce furent ses fiançailles à elle ; son signe d'alliance était, ainsi que celui des femmes, un  anneau, mais un anneau énorme qui n'en avait plus que la forme et qui était en même temps qu'un symbole de mariage, un emblème de royauté, une couronne. Elle en ceignit la tête de l'Epoux, avant même que les Juifs n'eussent tressé le diadème d'épines qu'elle avait commandé, et le front se cercla d'une sueur de rubis, se para d'une ferronnière en perles de sang.


Elle l'abreuva des seules blandices qu'elle pouvait verser, de tourments atroces et surhumains et, en épouse fidèle, elle s'attacha à Lui et ne le quitta plus ; Marie, Magdeleine, les saintes femmes n'avaient pu marcher, à chaque instant, sur ses traces ; elle, l'accompagna au prétoire, chez Hérode, chez Pilate ; elle vérifia les lanières des fouets, elle rectifia l'enlacement des épines, elle alourdit le fer des marteaux, s'assura de l'amertume du fiel, aiguisa le fer de la lance, effila jalousement les pointes des clous.


Et quand le moment suprême des noces fut venu, alors que Marie, que Magdeleine, que Saint Jean, se tenaient, en larmes, au pied de la croix, elle, comme la Pauvreté dont parle Saint François, monta délibérément sur le lit du gibet et, de l'union de ces deux réprouvés de la terre, l'Eglise naquit ; elle sortit en des flots de sang et d'eau du coeur victimal et ce fut fini



solesmes

 

 

le Christ, devenu impassible, échappait pour jamais à son étreinte ; elle était veuve au moment même où elle avait été enfin aimée, mais elle descendait du calvaire, réhabilité par cet amour, rachetée par cette mort.


Aussi décriée que le Messie, elle s'était élévée avec Lui et elle avait, elle aussi, dominée et anoblie ; elle était dorénavant compréhensible pour les chrétiens et elle allait être jusqu'à la fin des âges aimée par des âmes qui la devaient appeler pour hâter l'expiation de leurs péchés et de ceux des autres, l'aimer en souvenir et en imitation de la Passion du Christ.


Elle avait eu barre sur le Fils pendant quelques heures - onze, le chiffre de la transgression - si on les compte de l'arrivée au jardin des Oliviers jusqu'au moment du trépas ; sur la Mère, elle eut une plus longue prise.


Et c'est là où l'étrangeté de cette possession indue s'atteste.


La Vierge était la seule créature humaine dont elle n'avait pas logiquement le droit de s'éprendre. L'Immaculée Conception n'avait rien à démêler avec elle ; et d'autre part, Marie n'ayant, durant son existence terreste, jamais péché, se trouvait par cela même imperméable, dispensée de ses sévices compensateurs et de ses maux.


Il fallut donc pour qu'elle osât l'aborder une permission spéciale de Dieu et le consentement de la Mère qui pour se rendre plus semblable à son fils et coopérer, selon la mesure de ses moyens, à notre Rédemption, accepta de compatir et d'endurer, sous la croix même, les affres souveraines du Dénouement.


Mais la Douleur n'eut point d'abord avec elle ses coudées franches. Sans doute, elle la marqua de son épreinte, au moment même où répondant à l'ange Gabriel "Fiat" Marie aperçut, se détachant dans la lumière divine, l'arbre du Golgotha ; mais cela fait, il lui fallut reculer et se tapir à distance. Elle vit de loin la Nativité, mais elle ne put pénétrer dans la grotte de Bethléem ; ce ne fut que plus tard, alors que la fille de Joachim vint pour la Présentation, au Temple, que, sur le sésame prononcé par le prophète Siméon, elle bondit, de son embuscade, dans l'âme de la Vierge et s'y implanta.


Depuis ce moment, elle y vécut comme chez elle. Elle était, pour parler vulgairement, entrée dans la place ; elle n'y était cependant point maîtresse absolue, car elle n'y résidait pas seule. La joie cohabitait avec elle ; la présence de Jésus suffisait pour que l'âme de la Mère débordit d'allégresse. Elle ne disposait donc que d'une part restriente, que d'un pouvoir limité. Il en fut sans doute ainsi jusqu'a la trahison de l'Iscariote. Alors la Douleur prit sa revanche, elle s'avéra despotique, entière, et elle accabla si terriblement la Madone que l'on put croire qu'elle avait épuisé la lie désolée du calice. Il n'en fut rien.


Si la douleur fulgurante, aigüe du crucifiement avait été précédée pour elle par la douleur lancinante, sournoise du jugement, elle fut encore suivie de la souffrance, dévorante, têtue, d'une autre attente, de celle de ce jour où elle rejoindrait enfin là Haut, loin de cette terre qui les avait tant honnis, son Fils.


Ce fut donc, en l'âme de la Vierge, comme une sorte de tryptique. La Douleur prépotente, parvenue à l'état intense sur le panneau du milieu et de chaque côté, l'angoisse, le ténesme d'une attente ; les deux volets différant pourtant, en ce sens, que l'attente d'avant la crucifixion avait pour but la crainte et celle d'après, l'espoir.


La Vierge ne pouvait, au reste, se dédire. Elle avait accepté la lourde tâche que lui avait léguée Jésus, celle d'élever l'enfant née sur le lit de la croix. Elle la recueillit et, pendant vingt-quatre ans, dit saint Epiphane, pendant douze ans, affirment d'autres saints, elle veilla, ainsi qu'une douce aïeule, sur cet être débile que, nouvel Hérode, l'univers cherchait de toutes parts pour l'égorger ; elle forma la petite Eglise, lui enseigna son métier de pêcheuse d'âmes ; elle fut la première nautonière de cette barque qui commençait à gagner le large sur la mer du monde ; quand elle mourut , elle avait été Marthe et Marie ensemble ; elle avait réuni le privilège de la vie active et de la vie contemplative ; ici bas ; et c'est pourquoi, l'Evangile de la messe du jour est justement emprunté au passage de saint Luc, racontant la visite du Christ dans la maison des deux soeurs. 


Sa mission était donc terminée. Remise entre les mains de saint Pierre, l'Eglise était assez grande pour voguer, sans touage, seule.

 

La Douleur qui ne s'était pas séparée de Marie, durant cette prériode, dut alors s'enfuir ; et en effet, de même qu'elle avait été absente, au moment des couches de Notre-Dame, de même elle se retira lorsque l'instant de la mort fut venu. La Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie ; elle fut emportée par la véhémence du pur Amour ; et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu'on appela son trépas la Dormition.


Mais avant d'atteindre cette nuit tant souhaitée de l'éternelle délivrance, par quelles années de tourments et de désirs, elle passa ! car étant femme et mère, comment n'aurait-elle pas convoité d'être enfin débarrassée de son corps qui, si glorieux qu'il fut d'avoir conçu dans ses flancs le Sauveur, ne l'en attachait pas moins à la terre, ne l'empêchait pas moins de rejoindre son Fils !


Aussi, pour ceux qui l'aimèrent, quel bonheur ce fut de la savoir enfin exonérée de sa geôle charnelle, resuscitée, telle que le Christ, couronnée, trônant, si simple et si bonne, loin de nos boues, dans les régions bienheureuses de la Jérusalem céleste, dans la béatitude sans fin des Empyrées !

 


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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:17

huysmansste Lydwine de Schiedam

 

 

...ce médecin qui, après avoir lu Sainte Lydwine, écrivit à Huysmans que les théories exprimées dans ce livre rendaient suspects, du point de vue moral et spirituel, les efforts de tout praticien catholique. Huysmans répondit "qu'on ne guérit et ne trépasse que selon l'expresse volonté de Dieu", qui choisit d'ailleurs ses "moyens d'épreuves" et peut "substituer des peines morales qui achéveront ce que les peines corporelles ont commencé". Si une somme de souffrance doit être versée, peu importe la "monnaie", car le grand créancier trouverait toujours un moyen de se faire rembourser. "Il est certain, ajoute l'écrivain, que cette partie du catholicisme : de l'expiation et de la souffrance, n'est guère enseignée par le clergé, de peur de faire prendre la fuite aux gens ; elle est pourtant la seule vraie, celle qui découle du Calvaire ; elle est la pure théologie mystique, en un mot."

Cahiers de l'Herne - Huysmans 1985 (lettre au Dr Gabriel Leven)


 

Extrait Sainte Lydwine de Scheidam, Editions Plon 1901 :


"A ces femmes, qui en accusant la cruauté du ciel, pleuraient à chaudes larmes sur leurs infirmités ou les traverses de leur ménage, elle devait répliquer : lorsque vous êtes en bonne santé ou lorsque votre mari ou vos enfants ne vous tourmentent point, vous ne pratiquez plus. Combien de prêtres, assaillis, pendant des mois, à leur confessionnal, par des troupes de pénitentes consternées, s'en voient, tout à coup, un beau matin, débarrassées ! et point n'est besoin de s'enquérir des causes de ces désertions ;ces femmes s'éloignent du Sacrement, tout simplement parce que leur sort a changé, parce qu'elles ne sont plus malheureuses ; l'étonnante ingratitude de la nature humaine est telle ; dans leur bonheur, Dieu ne compte pas. Si toutes ses brebis étaient et fortunées et valides, le bercail serait vide ; il sied donc que, dans leur intérêt même, le Berger les ramène et il n'a d'autre moyen, pour les rappeler, que de leur dépêcher ses terribles chiens de garde, les maladies et les revers.


A ces hommes qui navrés du déchet de leur santé ou désolés par des calamintés de toute sorte, s'irritaient, reprochaient au Créateur leur malechance, elle devait aussi répondre : vous ne revenez à Jésus que parce que vous êtes maintenant dans l'impuissance de continuer vos ripailles et de pressurer, sous couvert de commerce, votre prochain. Vous ne lui apportez que les ruines de vos corps, que les décombres de vos âmes, que des résidus dont personne ne voudrait. Remerciez le donc de ne pas les rejeter ; vous vous alarmez de souffrir, mais il convient au contaire de vous en aduler ; plus vous pâtirez içi bas et moins vous pâtirez, là-haut ; la douleur est une avance d'hoirie sur le purgatoire ; mettez-vous bien dans la tête que la miséricorde du Sauveur est si démesurée qu'elle emploie les plus minimes bobos, les plus minuscules ennuis au paiement des plus inquiétantes de vos dettes ; rien, pas même une migraine n'est perdu ; si Dieu ne vous frappait pas, vous persisteriez à être, jusqu'à l'heure de votre mort, insolvables ; acquittez vous donc..."

 

Chute sur la glace

Jan Dunselman

Sainte Lydwine, la chute sur la glace

 

 

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